Site sans doute fortifié dès l'invasion wisigothique. En 989, construction d'un premier château, terminé au 11e siècle. Cet édifice comportait un donjon carré et un second plus petit. Au 14e siècle, le château actuel remplace le premier, avec augmentation des défenses par la création de fortifications. Au 16e siècle, Anne de France, fille du roi Henri II, y habite. Après la Fronde, le château est voué à la destruction et sert de carrière de pierre aux habitants. Ce château appartenait à un ensemble de châtellenies possédées par les Bourbon. Une première ligne défensive englobait l'agglomération, composée de murs et d'une trentaine de tours, percée de trois portes. Une seconde ligne de fortifications protégeait l'entrée du château au sud. Le château se composait de sept tours rondes et d'un donjon à base carrée, le tout relié par de hautes courtines. Construction en grès à dominante rose. Les ruines sont actuellement consolidées et plusieurs salles seront bientôt ouvertes au public.
Hôtel particulier de la fin du 15e siècle, modifié aux 18e et 19e siècles. L'édifice forme un quadrilatère enfermant une petite cour dans l'angle de laquelle s'élève la tourelle d'escalier. La cour intérieure a conservé ses dispositions anciennes. L'intérêt de l'édifice réside surtout dans les toitures dont les charpentes sont anciennes et les lucarnes du 16e siècle. La façade postérieure du 17e siècle paraît renfermer, sous les enduits, des restes de la façade gothique. Cet immeuble fut donné, en 1353 par le Duc Louis II à la famille Mousse, en échange d'un autre nuisant à la défense du château. Il servit de logement au doyen du chapitre. La maison Mousse est aujourd'hui une propriété privée mais elle est prêtée par son propriétaire pour de nombreuses expositions.
Au pied du château, une puissante enceinte fortifiée, renforcée par Louis II pour être en mesure de repousser les invasions, est constituée. Ces remparts comprennent vingt-trois tours réparties sur le pourtour et trois portes fortifiées dont deux restent visibles aujourd'hui. Au moyen âge on pénètre donc par la porte du Pont, ou de Gatoeil (du nom de la rivière oeil qui deviendra Aumance à la révolution), située sous la basse cour du château. Elle commande et surveille l'ancien pont et le chemin d'accès venant de Soulongis. Cette porte date du XIV-XVe siècle.
La porte de la Varenne dite aussi porte de l'Enfer date aussi du XIV-XVe siècle. Elle est située au nord du bourg et contrôle l'accès vanant par la vallée et Châteloy. Une vierge placée sous la voute assure la protection de la ville contre le mauvais oeil et les démons. Les portes permettent de reconstituer la puissance des murailles de la ville au Moyen âge.
Le clocher représente le dernier vestige de l'église du chapitre de Saint-Sauveur d'Hérisson, datant du 12e siècle. Le dernier étage et la flèche sont des réfections de la fin du 17e siècle. Au-dessous, les ouvertures, en particulier le portail, ont été remaniées. Du côté est, subsiste l'arc brisé qui donnait sur la nef. En 1651, les chanoines durent quitter l'église en raison de son mauvais état. En 1687, la flèche fut détruite par un ouragan et rétablie en 1689.
Après la démolition de la collégiale Saint Sauveur et l'abandon de l'ancienne église Notre Dame fermée au culte en 1790, le conseil décide en 1852, grâce à des dons et des ventes, de construire une nouvelle église de 1854 à 1869, sur une plate forme aménagée près de l'ancien château. Cette église de style néo-gothique est réhaussée d'un escalier en fer à cheval. On y trouve plusieurs objets venus de la collégiale Saint Sauveur : une cuve baptismale du XII-XIIIe siècle, sculptée dans un bloc de grès, un retable en bois polychrome du XVI-XVIIe siècle orné de chaque côté d'anges, il comporte en son centre un tabernacle, enrichi de statuettes de plusieurs saints, le tout recouvert de feuille d'or, une statue de Saint Loup du XVIIe siècle. Gràce au don de Suzanne Blanc, obtenu par l'intermédiaire de Mme Tourade l'intérieur de l'église a été rénové, avec la création d'un mobilier liturgique comprenant 11 pièces dont cinq pièces majeures : le cierge pascal, l'ambon, l'autel, la croix de procession et l'anneau suspendu au dessus de l'autel, première mondiale en art sacré, symbolisant le double thème de l'idéal communautaire et de l'amour de Dieu. Les deux tiers des vitraux du XIXe siècle ont été rénovés complétés et remis en place. Huit paroles y sont gravées.
Eglise, ancien prieuré, édifiée au milieu du 12e siècle, composée d'une nef de quatre travées, voûtée en berceau avec arcs doubleaux saillants, précédant une abside circulaire. Des arcades la mettent en communication avec un collatéral nord portant un clocher carré à deux étages, et terminé à l'est par une absidiole. Au 16e siècle, ajout d'une chapelle à la quatrième travée et réfection de la porte latérale. Présence de peintures du 15e siècle, repeintes sur des fonds plus anciens.
Eglise édifiée en 1548, selon l'indication d'une plaque votive, dans un style encore gothique flamboyant. L'église servait d'arrêt aux processions se rendant de Hérisson à Châteloy, d'où son appellation de "Mie-Voie". A la Révolution, l'édifice est vendu comme bien national, et sert de lieu de sépulture à une famille de la région. De plan rectangulaire, l'église ouvre sur l'extérieur par deux portes, celle de l'ouest étant embellie par une mouluration gothique avec un arc en accolade comportant le blason du fondateur et deux pinacles sur le côté. Cette porte est surmontée d'une niche en plein cintre sans statue. A l'intérieur, la voûte de la nef unique, en berceau brisé, est composée de lattes de bois, ornée de blasons. Les murs nord et sud sont ornés de peintures représentant les douze apôtres. Cette chapelle est l'un des rares édifices religieux entièrement édifiés au 16e siècle, que conserve le Bourbonnais.
Construite au XVIe siècle sur le mamelon de Puybeau, ou du calvaire, cette chapelle devenue chapelle funéraire n'était plus utilisée. Admirablement restaurée par l'association des amis du vieil Hérisson elle abrite aujourd'hui concerts et expositions. Sur sa facade on peut admirer les restes d'une très ancienne piéta.
Pigeonnier du moulin de Crochepot, qui se compose d'une tour massive d'environ six mètres de diamètre et six mètres de hauteur, surmontée d'une sorte de coupole d'environ deux mètres cinquante de haut. La principale ouverture est constituée d'une lucarne en grès rose, surmontée d'un petit fronton mouluré. La couverture ne comporte pas de charpente, et les tuiles plates sont posées directement sur l'extrados de la coupole. Un campanile en bois repose sur six petits piliers ornés de chapiteaux d'inspiration ionique et sa petite coupole est surmontée d'une girouette en fer forgé terminée par une colombe.
Au 14e siècle, le château fut le théâtre d'un épisode de la Guerre de Cent ans dont témoigne une inscription dans la cour. L'édifice, remanié au 17e siècle sur une structure médiévale en grande partie conservée (baies à meneau et croisée sur la façade sud), est constitué par un corps de logis, avec deux bâtiments de communs entourant une cour intérieure. Le corps de logis est flanqué d'un petit pavillon, sans doute l'ancien donjon arasé au 17e siècle. Une tour carrée est engagée à l'angle du bâtiment. La façade nord et sa galerie en charpente a été plaquée sur le corps de logis au 17e siècle. A l'intérieur, le rez-de-chaussée et le premier étage conservent plusieurs cheminées d'époque gothique ayant conservé leur polychromie. La porte de l'ancienne enceinte relie actuellement deux bâtiments d'exploitation. Du côté extérieur, les restes d'une tour de flanquement rappelent la destination défensive de l'endroit.
1. DROGUERES FRANCOIS Le 07/01/2009 à 15:09
2. ned tillman Le 27/04/2009 à 14:46
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